vendredi 31 juillet 2015

Muriel Barbery

Percevoir la beauté du monde dans les moments les plus fugaces, les choses les plus simples, les personnes les plus humbles. C'est le pari lancé par Muriel Barbery dans son deuxième roman, L'élégance du hérisson. Pari réussi, très certainement, à chaque fois qu'un lecteur referme son livre.

Une concierge érudite et une jeune fille surdouée tentent, chacune de leur côté, de saisir ces courts instants où la beauté du monde leur apparaît, et de s'y agripper. Grâce à une écriture à la fois très simple et bien travaillée, on est, dès les premières pages, immergés dans le quotidien des deux protagonistes, et on ressent vite leurs émotions en même temps qu'elles.

Une lecture assez simple, mais qui fait indéniablement passer un bon moment : le roman nous apporte une dose de fraîcheur et de légèreté dans nos vies. Idéal pour l'été, donc !


En revanche, on ne peut pas en dire autant du dernier roman de l'auteur, La vie des elfes. Si, dans L'élégance du hérisson, l'écriture simple concourt à la beauté de l'histoire, dans La vie des elfes, l'écriture est bien trop alambiquée, et elle empêche le lecteur de s'intéresser pleinement à l'intrigue. Intrigue qui, d'ailleurs, n'est pas folichonne. Au bout d'une centaine de pages, on reste encore dans quelque chose de très factuel, avec l'impression que le roman n'a pas encore commencé. Alors on se lasse, on referme le livre, et on passe à autre chose.



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