Affichage des articles dont le libellé est Arno Bertina. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Arno Bertina. Afficher tous les articles

samedi 30 mai 2015

Des lions comme des danseuses, Arno Bertina

J'avais déjà évoqué ce livre d'Arno Bertina dans une précédente chronique, et j'ai enfin pu le lire ! En fait, il s'agit d'une nouvelle : pas très longue, pas très chère, et bien écrite : elle se lit donc très bien, même pour ceux qui lisent peu !



L'intrigue se résume rapidement : le roi des bamilékés (tribu camerounaise) réalise que le musée du quai Branly s'est enrichi entre autres sur le dos de son peuple, puisqu'un grand nombre d'objets volés à sa tribu y sont exposés. Il écrit donc une lettre au musée pour réclamer un accès gratuit aux collections permanentes pour son peuple. Requête très symbolique, qui fait sourire,  mais qui va vite prendre une ampleur inquiétante pour les institutions européennes, et soulever beaucoup de questionnements (chez les protagonistes comme dans l'esprit du lecteur).

Car finalement, ce qu'Arno Bertina traite avec beaucoup d'humour, ce n'est ni plus ni moins l'enrichissement des puissances occidentales (et en premier lieu de notre pays), qui s'est fait aux dépens de populations déjà pauvres auparavant, et qui s'en sont retrouvées encore plus appauvries. De quoi faire réfléchir, donc. Et pourtant, tout est fait avec humour, en finesse, et le texte ne se veut en aucun cas moralisateur.

Et le tout, écrit par un auteur qui mérite d'être soutenu, et une maison d'édition qui doit tout autant être défendue !

lundi 23 février 2015

Je suis une aventure, Arno Bertina

Au début, c'était un peu dur. Un journaliste sportif, OK. Il voyage, pense beaucoup, et ses pensées sont assez étranges. Certes, mais je croyais que ce roman devait parler de Rodger Federer (ou plutôt, devrais-je dire, Rodgeur Fédérère). Pour l'instant, je ne vois pas le rapport... Un peu déçue, en somme. Mais tant pis. Je persévère. Et, au fil des pages, je rentre dans l'histoire. Au sens littéral.

Le journaliste entreprend un voyage en moto ? Qu'à cela ne tienne, même si je n'aime pas la moto, je suis derrière lui, je vois les paysages en même temps que lui, et là c'est magique. D'un coup, d'un seul, l'écriture d'Arno Bertina m'a fait plonger à l'intérieur du roman, et je ne le lâche plus. Il devient mon aventure, grâce à laquelle je m'évade, le soir, après mes journées bien ancrées dans la réalité. Il n'y a qu'à ouvrir le livre pour voyager en Suisse, en Angleterre, et même au Mali...

Un véritable road-trip, version française, avec une pointe d'émotions et une touche d'humour bien dosée : la recette pour une bonne lecture, qui a de quoi en désarçonner plus d'un !




D'ailleurs, j'ai bien hâte de lire le dernier livre de l'auteur, qui vient juste de sortir : Des lions comme des danseuses. J'en ferai un article dès que ce sera chose faite !