Affichage des articles dont le libellé est Peter May. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Peter May. Afficher tous les articles

dimanche 25 août 2019

Trilogie écossaise, Peter May

Il y a presque un an, je m'étais plongée dans le premier tome de la Trilogie écossaise, de Peter May, L'île des chasseurs d'oiseaux. Ayant emprunté les deux autres tomes à la médiathèque de mon village, j'ai enfin pris le temps de les lire cet été. Je n'ai pas voulu rédiger une chronique pour chacun des deux derniers tomes, je viens donc vous parler plus globalement des deux réunis. 

J'étais bien contente de retrouver les personnages en me plongeant dans L'Homme de Lewis. En effet, j'avais laissé Fin, Marsaili et Fionnlagh en sachant qu'il y aurait certainement encore beaucoup à dire sur leurs liens après L'île des chasseurs d'oiseaux. C'est une des réussites de cette trilogie : on s'attache facilement à ces personnages, et leur histoire si particulière fait qu'on a réellement envie de savoir où le destin va les mener. Le plaisir était grand aussi, de retrouver les paysages des Hébrides, qui pourraient d'ailleurs constituer un personnage à part entière, tant leur caractère si particulier est important pour l'histoire. En tous cas, les Hébrides sont toujours aussi bien croquées, on a la sensation en sortant de ces lectures de s'y être réellement rendus pour une parenthèse magique. 


J'ai beaucoup apprécié le tome 2, L'Homme de Lewis, qui s'attarde sur le passé du père de Marsaili, lui-même au centre d'une enquête alors qu'il commence à être atteint de troubles de la mémoire. Le lien entre passé et présent est bien mené, avec la dose de mystère nécessaire tout en rendant les choses suffisamment claires au lecteur. Le suspense et la tension dramatique sont présents, et même si j'avais deviné le dénouement de l'enquête, cela ne m'a en rien gâché la fin, pleine d'inattendu. 

En revanche, j'ai été déçue par le tome 3, Le braconnier du lac perdu. Encore une fois, Peter May joue avec les différentes temporalités : le présent, au moment de l'enquête, et le passé de Fin et ses amis, qui permet de mieux saisir le personnage. Cependant, il a ici rajouté une ligne de temps supplémentaire en incluant des chapitres avec le point de vue de Whistler, un ami d'enfance de Fin, qui se déroulent quelques jours avant les faits qui font l'objet de l'enquête. J'ai eu la sensation qu'on se perdait un peu trop avec cette troisième temporalité. En plus de cela, les chapitres sont très courts, donc on a l'impression qu'aucune des lignes de l'intrigue n'avance, et la lecture a été un peu trop longue pour moi. Dommage de finir cette belle trilogie sur une déception, peut-être était-ce le tome en trop ! Cela d'autant plus qu'il n'apporte pas grand chose au destin des personnages principaux. 

Malgré tout, c'est une trilogie avec laquelle j'ai passé de très bons moments de lecture, et je ne peux que vous la conseiller ! Alors si vous souhaitez vous y lancer, n'hésitez pas à cliquer sur l'image ci-dessous. 

 Acheter ce livre

jeudi 25 octobre 2018

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter May

Depuis que je suis allée en Ecosse, j'avais une terrible envie d'y retourner par la lecture (faute de mieux), pour me replonger au coeur de ces paysages que j'avais tant aimés. Je me suis donc tournée vers Peter May et sa trilogie écossaise, qui me faisait l'oeil depuis longtemps. Pour le moment, je n'ai lu que L'île des chasseurs d'oiseaux, mais j'espère avoir le temps bientôt de lire les deux autres tomes : L'homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu.



Dans ce roman policier, on suit l'inspecteur Fin McLeod, originaire de l'île de Lewis. S'il l'a fuie pour diverses raisons qu'il ne s'avoue pas, il va être contraint d'y retourner pour les besoins d'une enquête. En effet, un meurtre y a été commis selon le même mode opératoire qu'un autre meurtre sur lequel il enquête, à Edimbourg. Alors qu'il traverse une passe difficile dans sa vie personnelle, il doit donc remettre les pieds sur cette île qu'il avait quittée dix-huit ans plus tôt. Cela signifie retrouver ses amis d'enfance, et se replonger dans des souvenirs personnels, souvent douloureux, tout en gardant la tête froide afin de résoudre l'enquête qui est la principale raison de son retour.

Bien que je n'ai pas retrouvé le suspense insoutenable promis par la quatrième de couverture (à part peut-être à la fin), j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce livre. Peter May alterne entre l'avancement de l'enquête, et des passages où Fin se remémore des épisodes de sa vie sur cette île. A travers cette narration parfaitement menée, on découvre un monde où la vie est rude, et la nature capricieuse, bien que splendide. Des hommes s'y sont construits une vie, souvent maussade, mais où les liens sont indéfectibles. Au coeur de cet univers si particulier, la résolution d'un crime comporte bien des obstacles.

Une saga policière que je vous incite très fortement à découvrir, par exemple en allant acheter l'intégrale par ici !