Je vous avais donné, il y a quelques mois, mon avis sur le premier tome de cette série jeunesse : L'anneau de Claddagh. Entre temps, j'ai lu le deuxième tome, Stoirm ("tempête" en gaélique), et plus récemment, le troisième, Bliss ("bonheur", toujours en gaélique). Je n'ai pas partagé mon avis sur le deuxième tome, parce que j'avoue que j'étais un peu déçue. Pour faire rapide, Keira, que l'on avait quitté la dernière fois empêtrée dans de beaux bras suite à des problèmes avec la famille chez qui elle travaillait, décide de prendre le bateau pour quitter l'Irlande, direction l'Amérique. En effet, plus rien ne la retient en Irlande : sa mère est décédée, et le jeune homme qu'elle aime, Arthur, est parti à New-York. Sur le bateau, elle retrouve Galvin, un jeune garçon à qui elle était très attachée, qui est embarqué comme passager clandestin sur le bateau. Mais sur ce même bateau, il y a aussi un homme à qui Keira plaît bien, et qui veut le lui faire sentir, à ses dépens bien sûr. Bref, pour moi ce second tome était un peu convenu : des mésaventures qui ne m'ont pas semblé très recherchées, et qui ne sont pas très bien approfondies.
Le troisième tome, en revanche, m'a davantage séduit. Keira et Galvin ont été forcés de débarquer à Saint-Jean, au Canada quand l'équipage du bateau a découvert la présence de Galvin, passager clandestin, à bord. La jeune héroïne débarque donc dans un pays où elle ne connait personne : non seulement elle doit quitter l'amie qu'elle s'était faite à bord du bateau, Maria, plus âgée qu'elle et qui aurait donc pu l'épauler, et en plus elle ne pourra pas retrouver Arthur en restant au Canada. Mais elle reste forte, décide de prendre Galvin sous son aile, et de chercher du travail comme femme de chambre. Evidemment, c'est loin d'être chose aisée. En effet, des milliers d'Irlandais sont déjà arrivés avant elle, et la plupart des postes sont déjà pris. Elle finit bien par trouver des petits emplois, notamment un emploi de serveuse, mais qui tourne mal puisque le propriétaire attend d'elle qu'elle accède aux faveurs de ses clients... Entre ça et Galvin qui se met à voler, elle est bien embêtée, et doit lutter pour garder la tête haute. Puis finalement, un des larcins de Galvin tourne plutôt bien, puisqu'en se faisant prendre, ils attirent tous les deux la pitié d'un homme qui possède un chantier naval, et dont la femme cherche une femme de chambre. Les voilà donc tous les deux avec un emploi, et la protection d'un couple bienveillant.
Dans cet ultime tome, on retrouve les aspects historiques qui m'avaient bien plu au premier tome. En effet, on est de nouveau confrontés aux effets de la famine irlandaise, qui a poussé bien des irlandais à émigrer, que ce soit aux Etats-Unis ou au Canada. Et forcément, cela crée des tensions au sein de ces pays, notamment liées à la religion.
On retrouve également la résolution de plusieurs questions soulevées dès le premier tome, la principale étant : pourquoi Arthur est-il parti sans prévenir Keira, alors qu'ils avaient prévu de s'enfuir ensemble ? Keira va donc, comme on l'attendait, finir par retrouver Arthur, même au prix de bien des difficultés. Mais de ce point de vue-là, la conclusion n'est absolument pas celle à laquelle on s'attendait. Je ne vous la dévoile pas, mais honnêtement, j'ai été agréablement surprise .Il n'y a pas uniquement cela. Le premier tome s'ouvrait sur des révélations familiales, et on y revient à la fin de ce troisième tome. Là encore je laisse le suspense intact, mais la conclusion révèle des choses totalement inattendues, mais qui donnent une belle tournure à cette histoire.
Une belle découverte donc, avec cette trilogie jeunesse. Et un graphisme de couverture intéressant, au passage ! Si vous regardez mon article sur le premier tome, vous remarquerez que le tome 1 monter les pieds de la jeune fille, le tome 2 sa taille, et sur le tome 3 on découvre enfin son visage ! J'ai trouvé ce détail intéressant, et vraiment bien pensé ! Beaux objets, donc, en plus d'une belle histoire.
Affichage des articles dont le libellé est Béatrice Nicodème. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Béatrice Nicodème. Afficher tous les articles
lundi 14 novembre 2016
mercredi 27 avril 2016
L'anneau de Claddagh, Béatrice Nicodème
L'anneau de Claddagh, c'est un livre que j'avais repéré en librairie avant Noël, et je l'avais presque immédiatement ajouté à ma liste de lectures. D'abord, parce que c'est de la littérature jeunesse, et que ça fait un moment que je me dis qu'il faut que je m'y remette (quel bien ça fait !). Ensuite, parce que ça se passe en Irlande. Et que l'Irlande, j'adore ! (même si je n'y suis allée qu'une fois...). Enfin, avec un tel titre, l'éditeur a fait un geste qui a du plaire à beaucoup de lecteurs (et qui est un peu marketing aussi, il faut l'avouer...) : avec le livre, était vendu un anneau de Claddagh !
Bref, forcément, j'étais bien contente quand je l'ai vu à la médiathèque alors que j'étais à la recherche de ma prochaine lecture... Ni une, ni deux, je suis rentrée chez moi et je l'ai lu ! Bon, en réalité ça ne s'est pas passé aussi vite que ça. D'abord parce que finalement, au début, je n'étais pas vraiment emballée... L'histoire paraît assez classique : au dix-neuvième siècle, en Irlande donc, une jeune femme de chambre et le fils d'un lord tombent amoureux, mais forcément, vu leur différence de rang, leur amour est impossible. Bon, OK, une histoire d'amour impossible entre deux personnes que leurs rangs sociaux séparent, on a déjà vu ça. Et puis le style ne m'emballait pas non plus, rien de transcendant.
Et puis au bout de quelques chapitres, l'intrigue s'étoffe. On commence à connaître un peu mieux l'univers des domestiques avec lesquels la jeune fille vit, et puis l'histoire prend place dans un contexte historique bien précis, et c'est là que ça devient intéressant ! On est en 1846, donc en plein dans la célèbre famine de pommes de terre. Et Keira, la jeune femme de chambre, est amie avec un certain Galvin, fils d'une pauvre famille de cultivateurs. Or, voilà deux années de suite que leurs champs sont dévastés par une épidémie, et un hiver très rude s'annonce. On rentre donc dans un propos social, non seulement avec cette petite famille de paysans à laquelle on s'attache bien vite, mais aussi avec tout ce qui se passe autour : les discussions des lords qui ne voient pas les choses du même oeil que les paysans, les tensions grandissantes entre le peuple Irlandais (réduit à la domesticité) et les représentants du gouvernement Anglais, les début de l'émigration vers l'Amérique, ce qui est alors le rêve de plus d'un Irlandais...
Une fois que l'histoire a ainsi pris de l'ampleur, je me suis tout de suite laissée embarquer par cette histoire, entre intrigue amoureuse et politique. Passé le premier quart, donc, ce livre devient vite un page-turner, et m'a valu de veiller bien plus tard que ce que j'avais prévu hier soir ! Mais quel plaisir aussi, un livre qu'on ne peut plus lâcher... Il faut redécouvrir la patience, d'autant que L'anneau de Claddagh est en réalité écrit en trois tomes ! J'ai lu le premier, Seamrog (trèfle, en gaélique), le deuxième est sorti récemment (il va falloir que je résiste à la dure tentation de ne pas courir en librairie l'acheter...), et pour le troisième il faudra attendre octobre si je ne m'abuse ! J'ai hâte de connaître l'issue de cette histoire en tous cas !
En bonus, une vidéo "teaser" réalisée par l'éditeur...
Bref, forcément, j'étais bien contente quand je l'ai vu à la médiathèque alors que j'étais à la recherche de ma prochaine lecture... Ni une, ni deux, je suis rentrée chez moi et je l'ai lu ! Bon, en réalité ça ne s'est pas passé aussi vite que ça. D'abord parce que finalement, au début, je n'étais pas vraiment emballée... L'histoire paraît assez classique : au dix-neuvième siècle, en Irlande donc, une jeune femme de chambre et le fils d'un lord tombent amoureux, mais forcément, vu leur différence de rang, leur amour est impossible. Bon, OK, une histoire d'amour impossible entre deux personnes que leurs rangs sociaux séparent, on a déjà vu ça. Et puis le style ne m'emballait pas non plus, rien de transcendant.
Et puis au bout de quelques chapitres, l'intrigue s'étoffe. On commence à connaître un peu mieux l'univers des domestiques avec lesquels la jeune fille vit, et puis l'histoire prend place dans un contexte historique bien précis, et c'est là que ça devient intéressant ! On est en 1846, donc en plein dans la célèbre famine de pommes de terre. Et Keira, la jeune femme de chambre, est amie avec un certain Galvin, fils d'une pauvre famille de cultivateurs. Or, voilà deux années de suite que leurs champs sont dévastés par une épidémie, et un hiver très rude s'annonce. On rentre donc dans un propos social, non seulement avec cette petite famille de paysans à laquelle on s'attache bien vite, mais aussi avec tout ce qui se passe autour : les discussions des lords qui ne voient pas les choses du même oeil que les paysans, les tensions grandissantes entre le peuple Irlandais (réduit à la domesticité) et les représentants du gouvernement Anglais, les début de l'émigration vers l'Amérique, ce qui est alors le rêve de plus d'un Irlandais...
Une fois que l'histoire a ainsi pris de l'ampleur, je me suis tout de suite laissée embarquer par cette histoire, entre intrigue amoureuse et politique. Passé le premier quart, donc, ce livre devient vite un page-turner, et m'a valu de veiller bien plus tard que ce que j'avais prévu hier soir ! Mais quel plaisir aussi, un livre qu'on ne peut plus lâcher... Il faut redécouvrir la patience, d'autant que L'anneau de Claddagh est en réalité écrit en trois tomes ! J'ai lu le premier, Seamrog (trèfle, en gaélique), le deuxième est sorti récemment (il va falloir que je résiste à la dure tentation de ne pas courir en librairie l'acheter...), et pour le troisième il faudra attendre octobre si je ne m'abuse ! J'ai hâte de connaître l'issue de cette histoire en tous cas !
En bonus, une vidéo "teaser" réalisée par l'éditeur...
Inscription à :
Articles (Atom)



